Conférence d’ouverture, Allocution R.M. Hardy – Jean-Marie Konrad, ing., Ph.D.
Design and Analysis of Rockfill Dams: Past, Present and Future |
| |
L’allocution R.M. Hardy revoit l’évolution des pratiques de conception chez Hydro-Québec pour quatre générations de barrages en enrochement. Des recherches innovantes visant à l’amélioration de la pratique sont présentées en mettant une emphase particulière sur les effets d’échelle, la fragmentation des particules, l’érosion interne et l’érosion de contact. Les besoins futurs vis-à-vis de la conception sismique sont abordés en soulignant l’importance de la prédiction des déformations permanentes et des mesures in situ sur les enrochements afin d’obtenir des paramètres de matériaux représentatifs. En conclusion, l’analyse des barrages en enrochement est abordée en considérant le caractère évolutif des propriétés des matériaux.
|
| JEAN-MARIE KONRAD, ing., Ph. D. |
|
| |
|
|
 |
|
Jean-Marie Konrad, ingénieur en génie civil, détient une maîtrise (Université Laval) et un doctorat (University of Alberta) en géotechnique. Après avoir œuvré dans une firme privée pour deux ans (Lavalin/SEBJ – barrages de la Baie James), il a été chercheur au Conseil national de recherche du Canada où il s’est consacré à l’étude des essais en place tels que le piézomètre, le dilatomètre et le pressiomètre autoforeur dans différents dépôts géologiques du Canada. En 1986, Jean-Marie Konrad poursuit ses intérêts en recherche à l’université de Waterloo (Ontario) où il a enseigné la géologie aux ingénieurs civils, puis à l’université Laval à partir de 1990. Ses travaux portent sur la liquéfaction des sables sous sollicitations sismiques, le gel des sols, l’échantillonnage des sables lâches, le régime thermique des ouvrages de génie civil tels que les barrages et les chaussées. De septembre 1998 à décembre 2008, il a été le titulaire d’une chaire de recherche industrielle en exploitation des infrastructures soumises au gel. Depuis septembre 2009, il est le titulaire principal d’une chaire de recherche industrielle sur l’Optimisation du cycle de vie des barrages en remblai. Jean-Marie Konrad est l’auteur de plus de 150 articles techniques. Il agit également comme consultant depuis plus de 20 ans et a été impliqué dans plusieurs projets d’envergure au Canada et à l’étranger. Jean-Marie Konrad est membre de l’Institut canadien des ingénieurs ainsi que de l’Académie canadienne de génie.
|
| |
Conférence John Ross Mackay – Steven V. Kokelj, Ph.D.
Retrogressive Thaw Slumps: from Slope Process to the Landscape Sensitivity of Northwestern Canada
|
| |
Les glissements rétrogressifs dus au dégel du pergélisol sont des processus thermokarstiques dynamiques et un facteur majeur de changement des paysages périglaciaires dominés par le pergélisol riche en glace du Nord circumpolaire. Les travaux de recherche sur les processus et les boucles de rétroaction qui influencent la croissance de ces glissements rétrogressifs seront présentés dans cette conférence dédiée à la mémoire de John Ross Mackay en mettant l’emphase sur nos études du Plateau Peel dans le nord-ouest du Canada. Selon les analyses d’images satellitaires Landsat de 1985 à 2011, d’enregistrements climatiques et de séries chronologiques de photographies prises lors des étés 2010 et 2012, l’augmentation des précipitations a accéléré l’écoulement de sédiments dans les zones de glissement ce qui a favorisé davantage les processus de glissement et intensifié les perturbations du milieu. Les impacts environnementaux sont significatifs dans la région d’étude. En effet, les méga glissements couvrent des surfaces qui dépassent régulièrement 15 ha, ils peuvent déplacer jusqu’à 106 m3 de matériaux vers le fond des vallées. Ces matériaux déplacés reconfigurent les pentes et les réseaux de drainage. De plus, la charge de sédiments en suspension et de minéraux dissous dans l’eau a augmenté de façon importante dans les cours d’eau.
La cartographie de ces glissements rétrogressifs sur une zone de 1 275 000 km2 dans le Nord-Ouest du Canada a révélé une association étroite entre ces glissements et la présence de moraines mamelonnées riches en glace qui ont été déposées à la limite de l’Inlandsis Laurentien. En parallèle avec les études des processus de dégradation du pergélisol et de glissement de terrain, cette cartographie fournit une base quantitative et un contexte géomorphologique pour évaluer la répartition du pergélisol riche en glace ainsi que pour évaluer l’influence du climat sur l’évolution du paysage périglaciaire dans le Nord-Ouest du Canada.
|
| |
|
|
| STEVEN V. KOKELJ, Ph. D. |
| |
|
|
 |
|
Steven Kokelj, Ph.D. est un scientifique du pergélisol à la Commission géologique des Territoires du Nord-Ouest. Il est également professeur adjoint au Département de géographie et d’études environnementales de l’Université Carleton ainsi qu’à l’École des études environnementales de l’Université de Victoria. Ses intérêts de recherche portent sur l’étude de la glace de sol, la géochimie du pergélisol, les processus thermokarstiques et les impacts d’une cryosphère en voie de dégradation sur le paysage périglaciaire, les écosystèmes et les populations nordiques. Il a réalisé plusieurs projets de recherche multidisciplinaires qui a impliqué la collaboration entre les scientifiques, les ingénieurs et les populations nordiques. Il est l’auteur de nombreux articles scientifiques et il est reconnu pour ses talents de communicateur et ses efforts de communication des résultats de ses travaux de recherche aux collectivités nordiques, aux décideurs politiques et à la communauté scientifique.
|
| |
|
|
| MARDI 22 SEPTEMBRE 2015 |
| |
|
|
Conférence – Lukas U. Arenson, Ph.D.
Cold Regions Engineering in a Changing Climate |
| |
|
|
| Considérer les changements climatiques est une partie à intégrer lors de la conception de toute infrastructure nécessitant une durée de vie prolongée et est d’une importante particulière pour les conceptions perpétuelles. De nombreuses directives techniques montrent que le réchauffement global doit être considéré lors de la conception, mais les détails sur la façon de faire sont souvent manquants. Les modèles de projection climatique ont connus une amélioration significative au cours des dernières années, toutefois le plus gros défi sur le plan de la conception n’est pas le changement dans les températures de l’air, mais plutôt les effets de deuxième et troisième ordres, liés aux changements dans les extrêmes climatiques. Les changements non linéaires dans les précipitations, dans les modifications de la végétation et/ou reliés aux géorisques sont pertinents, comparés aux seuls changements de température de l’air, lesquels sont généralement les produits de plus faible incertitude disponibles à partir des modèles de projection climatique. La conférence fournit un survol de ces défis, un résumé des derniers produits de modélisation climatique, et introduit l’utilisation d’une approche systématique basée sur le risque et considérant les changements climatiques lors de la conception dans les régions froides. |
| |
|
|
| LUKAS U. ARENSON, Ph.D. |
| |
|
|
 |
|
Lukas U. Arenson, Ph. D. est ingénieur senior en géotechnique chez BGC Engineering Inc. et il possède une expertise spécifique en mécanique des sols gelés, en évaluation des risques périglaciaires et en modélisation géothermique. Il a travaillé sur des projets d’infrastructure et miniers en arctique et dans le pergélisol de montagne, ainsi que sur la stabilité des pentes gelées dans les Alpes européennes et dans les Andes en Amérique du sud. Il a réalisé des travaux additionnels concentrés sur les processus mécaniques des sols gelés ou en train de geler, à un niveau microstructural, dans le but de mieux comprendre les propriétés hydrauliques, de résistance et de déformation des sols gelés en fonction des changements de contraintes, de température et de salinité. Il a développé un modèle probabiliste de la distribution du pergélisol en terrain montagneux, lequel est largement utilisé en Amérique du sud. Il a enseigné des cours d’ingénierie du pergélisol dans des universités et dans l’industrie et publié plus de 60 publications scientifiques sur des sujets reliés à l’ingénierie des régions froides. Il a été titulaire de la Division de l’ingénierie des régions froides de la Société canadienne de géotechnique et il est présentement co-titulaire du Permafrost Engineering Task Force de l’Association internationale du pergélisol et professeur adjoint du Département de génie civil de l’Université du Manitoba. Il est le récipiendaire du prix Troy L. Péwé de 2003 et a reçu le prix Roger J. E. Brown Memorial de la Société canadienne de géotechnique en 2010 pour sa contribution à la recherche dans le domaine de l’ingénierie du pergélisol et pour sa contribution à la Division de l’ingénierie des régions froides.
|
| |
|
|
Conférence – Jean Hutchinson, ing., Ph.D.
Applications of Remote Sensing Techniques to Managing Rock Slope Instability Risk |
| |
|
|
| Le développement récent d’outils de télédétection rapides, précis et sophistiqués, a fourni des données précieuses sur les changements de pentes dans le roc, lesquelles étaient auparavant impossibles à obtenir. Les techniques d’analyses discutées lors de cette conférence utilisent des modèles détaillés et précis de la géométrie en 3 dimensions, développés à partir de photographies et de données Lidar. Les modèles des pentes rocheuses provenant de données prises à des moments similaires peuvent être combinés afin de mettre à profit des données de différentes résolutions et recueillies selon différents points de vue et plates-formes. De tels modèles peuvent être utilisés pour la cartographie à distance des discontinuités et des lithologies, tel que démontré par d’autres. Tel que discuté dans cette conférence, la valeur ajoutée pour la gestion de la stabilité des pentes est obtenue lorsque les modèles géométriques pris à différents moments sont comparés. En fonction de la fréquence de mesures et du taux de changement des pentes rocheuses avant la rupture de la pente, il est possible de poser l’hypothèse du mode de rupture de la pente, du volume potentiel de la rupture imminente et dans certains cas, de fournir une estimation précise du moment de la rupture. Dans l’analyse à rebours, il est possible de déterminer la distribution de la ou des zone(s) source(s), d’évaluer la trajectoire et de calculer le volume de la source et des débris accumulés. Les cas historiques présentés démontrent notre habileté à détecter et gérer les risques de rupture dans les pentes rocheuses. |
| |
|
|
| JEAN HUTCHINSON, ing. Ph. D. |
| |
|
|
 |
|
Jean Hutchinson, ing. Ph.D., est professeure et chef du département de géologie et de génie géologique de Queen’s University. Elle détient des diplômes en GeoEngineering de Toronto University en 1984; Geotechnical Engineering de University of Alberta en 1988, Rock Engineering de Toronto University en 1992. Jean Hutchinson a travaillé dans divers secteurs au cours de sa carrière soit dans l'industrie (Ministry of Transportation Ontario, Klohn Crippen Consultants Ltd.), dans la recherche (University of Alberta, University of Toronto, Laurentian University et le CSIRO) et dans le secteur académique (University of Waterloo, Queen’s University). Ses domaines de recherche comprennent des travaux sur l’évaluation des risques dans le secteur du génie géologique, les risques naturels et les glissements de terrain, des affaissements de terrain dus à l'exploitation minière, la conception de soutènement minier, et des techniques de télédétection in situ pour évaluer les conditions du sol, et sur la formation du génie. Jean Hutchinson est actuellement membre du Trustee on the Board of the Canadian Foundation for Geotechnique , et présidente du Trailblazer Award Selection Committee for Women in Mining Canada Elle est Fellow de l'Institut canadien des ingénieurs, et elle a reçu les prix Thomas Roy, John Franklin et Stermac de la Société canadienne de géotechnique. |
| |
|
|